Prendre son courage à deux mains pour être heureuse !

Reprendre la responsabilité de son bonheur.

« J’ai pris mon courage à deux mains pour être là où je suis, ce n’est pas parfait, mais c’est aux couleurs de ce que je peux vivre aujourd’hui » K.A

J’ai grandi dans une famille ouverte sur les voyages et la découverte des cultures. Le voyage a toujours fait partie de ma vie, c’est d’ailleurs devenu un besoin pour mon équilibre. Vivre en Suisse a quelque chose de déroutant. C’est un pays magnifique mais hors du temps. Sans doute le côté calviniste de ses racines qui fige quelques peu le paysage. Pour mon équilibre personnel, il est important de pouvoir garder cette ouverture sur le monde, les différences et la créativité que cela engendre. Quand je suis devenue maman, il m’a été important de pouvoir intégrer ce besoin dès les premiers jours de ma fille. Pourtant ce ne fut pas facile à compiler dans une vie de famille “normale” qui répond aux codes pré-établis. Sachant que nous avançons tous sur notre chemin de vie, avec nos questions et les réponses que nous devons obtenir si nous voulons continuer à être et vivre pas seulement à travers l’autre.

La vie est pleine de paradoxes, et il est difficile d’équilibrer qui je suis, le couple et la famille.

En même temps, il faut le dire, le rôle de la femme est important au sein de la famille, car l’osmose tient sur nous. Une sorte de chef d’orchestre, devant aider chaque instrument à s’accomplir au quotidien dans l’harmonie du groupe, et en même temps rester « focus » sur ses propres envies et besoins.

Les enfants deviennent rapidement notre monde, et il devient difficile de prendre soin de soi au sein de la famille ! Je pense à celles qui ont plusieurs enfants, un mari qui rentre tard, les activités des enfants, les courses, les rendez-vous santé, la maison…. En un mot : La course effrénée au quotidien !

Juste avec un seul enfant, je me suis perdue. Mon couple a volé en éclats, et la famille s’est dissolue. Durant les dernières années j’ai eu du mal à m’adapter entre deux discours qui flottaient au dessus de moi. Celui des générations précédentes et celui qui fourmillait au fin fond de mon cœur.

Pour celles d’entre nous , qui ont eu des grands-mères et des mères « sacrifiées » pour élever leur enfants et pleines de compromissions pour faire perdurer leur couple sur un équilibre fragile. Pleines d’amour pour leurs enfants et aussi pleines de ressentiments, elles ont souvent laissé la lourdeur de leurs choix sur les têtes des descendants.

J’avais du temps à rattraper et des choses à réparer, par moi et aussi pour moi. J’ai été chercher au fond de moi, le courage de faire une chose importante dans ma vie de femme. Tout plaquer et partir plusieurs mois avec ma fille vivre dans une autre ville, à Amsterdam. C’est radical c’est sûr, mais il était compliqué de porter mon envie de vivre différemment et ne pas passer à l’action attendant que ça vienne d’autrui. Car c’est bien cela dont il s’agit.

Aujourd’hui, j’en ai la certitude, « être mère ne veut pas dire tout sacrifier. » Le message que je porte est simple : nous devons prendre soin de nous avant tout, suivre notre intuition, vivre ce qui nous tient à cœur, répondre à nos question et ne pas avoir de regrets.

Cela nous permet de nous équilibrer, de nous aligner, et avoir suffisamment d’énergie créatrice pour nous occuper des autres de manière qualitative. Les enfants s’adaptent très bien à ce que nous faisons, car si nous sommes dans nos baskets nous sommes heureux, alors ils peuvent se permettre la même fantaisie !

Reprendre la responsabilité de mon bonheur a été sans doute la meilleure chose que j’ai pu faire ces dernières années. Je suis responsable de mon propre équilibre, permettant de garantir à mon jardin intérieur qu’il puisse pousser tranquillement à son rythme, en toute sécurité.

Et une chose est claire, si je ne le fais pas, mes émotions, mes ressentiments vont se retourner vers mon compagnon, mes enfants, mes amis , mon lieu de vie… De cette manière je pourrais leur transférer la responsabilité de mon bonheur et donc la charge culpabilisante de mon malheur.

Je l’ai déjà expérimenté (je ne suis pas la seule ;-) , et le résultat est sans appel : faire voler les accusations à chaque fois que la coupe est pleine, la colère apparaît et je faisais entrer la totalité de la famille dans la spirale négative de la démolition.

« Je fait tout cela pour vous, et vous ne faites rien de « bien » pour moi ! »

Infligeant au groupe : Je ne suis pas heureuse à cause de vous, je ne suis pas heureuse à cause de toi mon partenaire, focaliser sur les choses qui ne sont pas faites, ni parfaites à mon goût, ou mal faites, et continuer à alimenter la négativité. Ma tristesse doit être communiquée… d’une manière ou d’une autre.. et trouver le responsable de mon ETAT d’être ou de ne pas être!


Mais au final, Moi ? Qu’ai-je fait pour moi ?

Il est temps de reprendre la responsabilité de son bonheur, car en définitive il n’y a que cela qui compte, car par ricochet, si je suis heureuse, ma famille le sera aussi. La femme est le baromètre de la famille.

Je me suis rendue compte qu’en m’occupant de mes envies, en accomplissant des choses pour moi, que se soit professionnellement ou personnellement, je reviens nourrie dans ma famille. Et l’échange peut se faire de manière équilibrée.


S’occuper de soi ?

La définition que vous donnerez sera la meilleure, il n’y a pas de vérité universelle ni de mode d’emploi…

Dans tous les cas, c’est ralentir le rythme et prendre du temps sans culpabiliser, sans avoir à gérer à distance que tout se passe bien, se sentir femme, se sentir être, se sentir utile, utiliser son potentiel, créer, accomplir, faire du sport, peindre, faire de la photo, lire, écrire, éteindre son téléphone, prendre un cours, se faire masser, méditer, aller chez son psy, aller prendre un café avec un ami,…ce que vous aimez, ce qui permet de prendre le temps de se mettre en route vers soi, tout simplement.

Ce n’est pas égoïste, c’est alimenter ses terres. Alors oui cela peut paraître paradoxal car le temps que je prends pour moi est uniquement pour moi. Le premier pas : prendre le courage de femme et de mère, pour être soi, être dans une spirale positive pour décupler son énergie.

Le monde ne va pas s’écrouler sans vous, votre mari saura gérer, même s'il pense qu’il ne le peut pas. ;-)

Le bonheur est contagieux, alors prenez le temps de le cultiver dans votre jardin, utilisez les engrais dont vous avez besoin, mettez un peu de folie et de créativité à ce qui vous appartient, et partagez vos fruits avec ceux que vous aimez… c’est le meilleur moyen de se nourrir et de nourrir les autres.




0 vue0 commentaire